Taille du texte:
Mis à jour le: Samedi, 23 Mars 2019

Le chef de l'ONU "rejette fermement" la décision du Guatemala d'expulser un organe anti-corruption

Lundi, la ministre guatémaltèque des Affaires étrangères, Sandra Jovel, a rencontré M. Guterres au siège des Nations Unies à New York et lui a remis une lettre informant les Nations Unies de la décision du gouvernement de mettre fin à l'Accord établissant la CICIG dans les heures à venir.

Dans une déclaration, le porte-parole des Nations Unies a déclaré que le Secrétaire général "rejette fermement" le contenu de la lettre, ajoutant que les Nations Unies ont "engagé de manière constructive avec le gouvernement guatémaltèque, à différents niveaux, au cours des seize derniers mois". conformément à l'article 12 de l'accord créant CICIG. "

Le mandat de la Commission devrait s'achever le 3 de septembre, 2019 et les Nations unies attendent du gouvernement guatémaltèque qu'il "s'acquitte entièrement de ses obligations juridiques" en vertu de l'accord et "se conforme à ses engagements internationaux visant à assurer la protection du personnel de la CICIG, à la fois international et national ", a déclaré le communiqué.

In septembre 2018Ivan Velasquez, commissaire de la CICIG, a été empêché de rentrer au Guatemala et le Secrétaire général a demandé au Secrétaire général de continuer à diriger la Commission depuis l’extérieur du pays, jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.

M. Guterres a rappelé l'importante contribution à la lutte contre l'impunité apportée par la CICIG, créée à l'initiative de 2006 à l'invitation du gouvernement, et considérée comme une initiative novatrice visant à renforcer l'état de droit.

On pensait que des groupes criminels s'étaient infiltrés dans les institutions de l'État, favorisant l'impunité et sapant les acquis démocratiques du pays à la suite de la guerre civile dans le pays, qui s'est soldée par la catastrophe des 1990.

CONNECTEZ AVEC NOUS

Abonnez-vous à notre infolettre