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Mis à jour le: Samedi, 23 Mars 2019

Approches favorables aux entreprises et axées sur les droits pour atteindre les objectifs de développement durable

Contenu par: Inter Press Service

Dilum Abeysekera est fondateur et PDG de LEEG-net | Groupe de conseil LexEcon *

COLOMBO, Sri Lanka, février 5 2019 (IPS) - L'agenda 2030 pour le développement durable adopté par tous les États membres des Nations Unies dans 2015 est entré dans sa quatrième année d'application.

En termes de coût estimé et de couverture universelle des pays développés et des pays en développement, il s’agit du plus grand programme de développement jamais mis en œuvre pour éliminer la pauvreté, protéger la planète et garantir à tous la paix et la prospérité.

LEEG-net (Réseau mondial pour l'autonomisation juridique et économique - https://www.leeg-net.org) est un réseau multidisciplinaire de professionnels et un partenariat bénévole pour les objectifs lancé en janvier, 2017 en réponse à l'appel mondial. -to-action étendu par l'agenda 2030 pour le développement durable.

Il joue un rôle de catalyseur dans la mise en œuvre des ODD en promouvant l'innovation juridique et la responsabilisation des groupes pauvres et défavorisés afin de s'attaquer au «plus grand défi mondial de l'éradication de la pauvreté» - le fil conducteur dans tous les objectifs 17.

Selon LEEG-net, l’innovation juridique est une quête permanente de nouvelles stratégies et façons de réfléchir à ce que la loi peut faire dans le domaine du développement.

L’accent mis sur l’émancipation juridique en tant qu’approche du développement fondée sur les droits de l’homme vise à faire en sorte que le droit fonctionne pour les groupes pauvres et défavorisés en renforçant leur capacité à résister à la pauvreté et à la surmonter.

LEEG-net relie les deux thèmes en vertu de leur importance commune dans la recherche de solutions aux défis du développement durable.

Etat actuel de la mise en œuvre des ODD

Le rapport 2018 sur les objectifs de développement durable publié par l’ONU examine les progrès accomplis au cours de la troisième année d’application de l’Agenda 2030.

Le rapport indique que le rythme des progrès globaux ne suit pas les ambitions du Programme, ce qui nécessite une action immédiate et accélérée des pays et des parties prenantes à tous les niveaux.

Le rapport 2018 SDG Index et les tableaux de bord publiés conjointement par Bertelsmann Stiftung et le Réseau de solutions pour le développement durable de l'ONU (SDSN) fournissent un classement des pays en fonction de la performance globale de l'indice SDG.

Il présente également une évaluation actualisée de la distance qui sépare les pays des objectifs de développement durable. Les principales conclusions comprennent:

(a) Le rapport indique: «Pour la première fois, nous sommes en mesure de démontrer qu'aucun pays n'est sur la bonne voie pour atteindre tous les objectifs de 2030. Par exemple, la Suède, le Danemark et la Finlande arrivent en tête de l'indice 2018 SDG, mais ils doivent accélérer considérablement les progrès en vue de la réalisation de certains objectifs, notamment l'objectif 12 (Consommation et production durables) et l'objectif 13 (Action pour le climat) ».

(b) La plupart des pays G 20 ont commencé à mettre en œuvre les objectifs de développement durable, mais d'importantes lacunes subsistent.

(c) Les écarts de résultats sont les plus importants en ce qui concerne l'achèvement universel de l'enseignement secondaire.

d) Les pays en conflit ont connu certaines des inversions les plus marquées, notamment en ce qui concerne la réalisation des objectifs 1 (pas de pauvreté) et 2 (pas de faim).

e) Les progrès vers des modes de consommation et de production durables sont trop lents. Les pays à revenu élevé obtiennent leurs scores les plus bas pour l'objectif 12 (Consommation et production durables) et l'objectif 14 (La vie sous l'eau).

g) Les pays à revenu élevé génèrent des retombées négatives des objectifs de développement durable.

Fondation des droits de l'homme des ODD

L'agenda 2030 est fondé sur la Déclaration universelle des droits de l'homme et d'autres traités internationaux relatifs aux droits de l'homme.

Selon une analyse de l'Institut danois des droits de l'homme, environ 92% des cibles des objectifs de développement durable 169 reposent sur les dispositions des traités internationaux relatifs aux droits de l'homme et des conventions du travail.

LEEG-net perçoit l'agenda 2030 et les ODD comme une réaffirmation des droits de l'homme universels qui englobent les trois dimensions du développement durable - sociale, environnementale et économique.

Les ODD peuvent être considérés comme un plan opérationnel fondé sur des objectifs pour la réalisation des droits de l'homme, y compris le droit au développement tel que reconnu par les instruments internationaux, régionaux et nationaux.

La «fondation pour les droits de l'homme» du programme 2030 justifie l'adoption d'une approche fondée sur les droits de l'homme pour la mise en œuvre des ODD. Une approche du développement fondée sur les droits de l'homme cherche à atteindre les objectifs de développement en suivant une feuille de route juridique.

La Déclaration universelle des droits de l'homme (1948), les deux pactes internationaux adoptés respectivement dans 1966 sur les droits civils et politiques et les droits économiques, sociaux et culturels ainsi que d'autres instruments relatifs aux droits de l'homme en vigueur aux niveaux international, régional et national constituent la feuille de route juridique. d’une approche du développement fondée sur les droits.

Dans l'objectif de faire progresser l'Agenda 2030 pour le développement durable, LEEG-net cherche à incorporer des approches favorables aux entreprises et fondées sur les droits de l'homme (ou une approche globale) dans les plans d'action nationaux pour la mise en œuvre des ODD.

Le mécanisme proposé consiste à promouvoir l'autonomisation juridique, économique et technologique des personnes, y compris des groupes pauvres et défavorisés, dans le cadre des droits de l'homme des objectifs de développement durable.

Ce processus est visualisé par l'infographie nommée SDG Temple of Justice - un schéma d'un plan élaboré par l'équipe de LEEG-net (Web: https://www.leeg-net.org/sdg-temple-of-justice).

Ce schéma directeur vise à hiérarchiser les politiques et les actions visant à promouvoir le développement de huit droits qui sont considérés comme impératifs pour les pays en développement, en particulier s'ils veulent réaliser pleinement les objectifs de développement durable.

Ces droits, décrits par les piliers de l’infographie, sont l’égalité des sexes, les droits de propriété, les droits des contrats, les droits des entreprises, les droits du travail, le droit à un recours effectif, le droit à l’information et le droit au développement. Cliquez sur les piliers de l'infographie SDG du Temple de la Justice pour voir l'impact de ces droits sur la réalisation des ODD.

L'engagement des États membres à adopter des approches favorables aux entreprises, y compris des cadres juridiques et réglementaires efficaces, favorise l'innovation, l'emploi et la croissance inclusive.

Comme le prouvent des preuves empiriques, les mesures prises par les institutions de l’État pour promouvoir, protéger et garantir les droits des entreprises (quelle que soit leur taille) ont eu un impact direct sur la réduction de la pauvreté.

Les économies bénéficiant d'une meilleure réglementation des affaires enregistrent en moyenne des niveaux de pauvreté plus faibles (Doing Business-2018, Banque mondiale). De tels engagements sont nécessaires pour contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable, notamment 1, 2, 5, 8 et 10.

LEEG-net considère le score EODB (facilité de faire des affaires) comme un indicateur efficace pour mesurer la «préparation aux objectifs de développement durable» des cadres réglementaires nationaux des entreprises.

Le score EODB a été élaboré par l'équipe Doing Business de la Banque mondiale pour indiquer la position de l'économie sur la meilleure pratique réglementaire en matière d'indicateurs 10. Le meilleur score est défini sur 100 et la pire performance est définie sur 0.

LEEG-net pense qu’un nombre considérable d’objectifs en matière d’objectifs de développement durable du programme 2030 peuvent facilement être atteints si les pays conservent un score EODB égal ou supérieur à 80.

Web: www.leeg-net.org | www.lexecongroup.com

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